A l’âge de 86 ans, Hamadi Bousbiaâ, alias «le père spirituel» du Club Africain, se trouve, aujourd’hui, face à une responsabilité historique : le sauvetage immédiat du club de Bab Jedid.

Quoique son palmarès en tant que président de club n’a pas été très garni, Hamadi Bousbiaâ reste, néanmoins, l’un des plus grands dirigeants du Club Africain, et surtout son bailleur de fond numéro un. Un soutien financier considérable et régulier, et une bienveillance à la vie du club, qui lui a valu, méritoirement, le nom du «père spirituel» de la famille clubiste. Mais ce soutien, est-il vraiment suffisant ?

Payer toutes les dettes du club

Il est vrai que Bousbiaâ est train de financer le club, et est en train de l’aider à régler ses dettes. Cependant, le public clubiste attend beaucoup plus que ça du «père spirituel».
En effet, beaucoup de supporters et d’anciens joueurs se demandent pourquoi Bousbiaâ, qui est l’un des hommes les plus riches du pays, ne paye pas lui-même les dettes du club, qui s’élèvent à 95 millions de dinars (selon Sami Mkadmi, secrétaire général du CA).
Ça serait, certainement, le plus beau cadeau que pourrait offrir Bousbiaâ à la famille clubiste, en cette année de centenaire.
En effet, rayer les dettes du club avant le centenaire du Club Africain (4 octobre 2020) serait, non seulement une quasi-renaissance pour le Club Africain, mais aussi, une occasion pour Bousbiaâ, lui-même, de raviver sa popularité auprès des supporters clubistes, notamment les plus jeunes, et de graver son nom à jamais dans l’histoire du club.

 

Réunifier la famille clubiste
Ceci dit, de par le soutien financier, les supporters s’attendent aussi à ce que Hamadi Bousbiaâ, en tant que chef de la famille clubiste, use de son autorité morale pour réunifier cette grande famille dispersée.
Bousbiaâ est aujourd’hui l’un des rares hommes du Club Africain capable de mettre fin, ou du moins imposer une trêve, à cette guerre de clans (clan Bousbiaâ, clan Abbes, clan Riahi, etc.) qui gangrène le quotidien du club.
Pour cela, il doit, tout d’abord montrer lui-même l’exemple en faisant la paix avec les anciens dirigeants, avec lesquels il est en désaccord, notamment Farid Abbes, une autre grande figure du club.
D’ailleurs, en parlant de ces deux hommes (Bousbiaâ et Abbes), il est certain que s’ils mettent leur ego de côté et acceptent de collaborer, le Club Africain retrouvera rapidement son rayonnement d’antan.

 

Parrainer Hamoudia à la tête du club ?

Enfin, face à l’échec flagrant de l’administration d’Abdessalem Younsi, Bousbiaâ est appelé (encore une fois), en tant que chef de la famille clubiste, à remercier, immédiatement, Younsi pour ses loyaux services, et le remplacer par un nouveau président plus compétent et moins maladif.
A ce propos, on estime que Marouane Hamoudia, l’ancien président du CA, est l’une des personnes les plus aptes à prendre les rênes du club.

Hamoudia n’est, surement, pas aussi riche que Slim Riahi, mais il  est lucide, expérimenté et clairvoyant. Et c’est déjà pas mal.

Plus encore, Marouane Hamoudia, avec son Bureau, a réalisé de bons résultats sportifs (une Coupe de Tunisie et une deuxième place en championnat), lors de son court passage à la tête du club durant la saison 2017-2018.

Alors, s’il faut soutenir un nouveau président, autant soutenir celui qui a réussi dans le passé. N’est-ce pas, M. Bousbiaâ ?

 

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